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Château de Roquetaillade


L'histoire du château

2 - Les différentes familles du château

Un question vient cependant à l'esprit : pourquoi le cardinal de la Mothe avait-il abandonné un château presque neuf pour en faire bâtir un autre ? Il y a à cela plusieurs explications. Au début du XIVe siècle, les seigneurs recherchaient davantage le confort et n'aimaient plus rester enfermés dans des tours sombres et étroites. Le cardinal voulait certainement aussi suivre l'exemple de son oncle, le pape Clément V, dont le palais-forteresse était tout à fait au goût du jour.

Toute l'histoire architecturale de Roquetaillade est inséparable de celle des quatre familles qui s'y sont succédé. Au XIIe siècle, Roquetaillade appartenait aux seigneurs de la Mothe qui s'étaient engagés dans le parti anglo-gascon, comme la plupart des autres seigneurs de la région, lors du manage d'Eléonore d'Aquitaine avec Henri II Plantagenêt. Un de ses plus illustres représentants fut le cardinal de la Mothe celui même qui fit construire le Château Neuf en 1306. En récompense de son engagement au côté des Anglais, Gaillard de la Mothe avait reçu en 1313 l'archidiaconat d'Oxford, parmi d'autres privilèges. Malgré son absentéisme permanent, il réclama sa prébende, mais l'université refusa de la lui verser. De 1326 à 1347, un long procès se déroula auquel furent mêlés le pape Jean XXII, le roi Edward III, de nombreux hommes politiques anglais et des personnalités religieuses. La volumineuse correspondance de ce procès est aujourd'hui conservée à la bibliothèque Bodleian à l'université d'Oxford. Récemment, pour célébrer les liens étroits qui unissaient Roquetaillade à l'Angleterre par le passé, Sir Harold Macmillan, ancien Premier Ministre de Grande-bretagne et Chancelier d'Oxford accepta de siéger au Comité d'Honneur de l'Association des Amis de Roquetaillade.

Une des originalités de Roquetaillade, c'est que le château s'est presque toujours transmis par les femmes. Ainsi en 1552, Catherine de la Mothe épouse Jean de Lansac et lui apporte le château en dot. La famille Lansac fut à l'origine de la première restauration du château après les guerres de religion qui dévastèrent le pays. ils firent construire trois cheminées Renaissance, ajoutèrent un escalier et firent percer des fenêtres plus larges. D'ailleurs, le château ayant toujours été habité, chaque génération apporta sa contribution, si modeste fût?elle, à l'amélioration du confort. (L'aménagement d'un château fort a toujours posé des problèmes tout à fait spécifiques - et on est loin de les avoir résolus, même aujourd'hui !).

C'est encore une femme, Marie Henriette (1767 1852), fille du dernier marquis de Lansac, qui hérita de Roquetaillade et en assura la continuité. En 1789, elle épousa François de Laborie, lui apportant en dot les terres et le château. Mais peu après elle divorça de son mari parti en immigration, pour sauvegarder les biens de la famille. Cette pratique du divorce était fréquente à l'époque. En effet, les biens des émigrés étaient très souvent mis sous séquestre et même vendus. Marie Henriette était par ailleurs un personnage hors du commun. En pleine Révolution, alors que son père, le marquis de Lansac, et sa sour aînée Geneviève étaient emprisonnés par les révolutionnaires, elle faisait la grande vie entre Bordeaux et Bazas, offrant de somptueux dîners et déclarant qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse que sous la Terreur! Sous la révolution, le château de Roquetaillade échappa de peu à un triste sort. Une anecdote rapporte que le comité révolutionnaire de Bazas avait décrété sa démolition et envoyé une équipe d'hommes à cet effet. M. de Lansac doubla leur paie à la condition qu'ils n'en fassent rien et leur conseilla de venir plutôt boire "le bon vin de Roquetaillade". Grâce au "bon vin" (il l'est toujours!), les révolutionnaires ne démolirent rien d'autre que le haut d'une tour, laquelle fut par la suite restaurée par les Mauvesin. Les seuls autres dégâts furent causés par la foudre qui frappa plusieurs fois le donjon, jusqu'au jour où le marquis de Mauvesin installa un paratonnerre.

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